samedi 5 avril 2025

Ursula Le Guin - La main gauche de la nuit.

 

Ursula Le Guin

La main gauche de la nuit.

Editions Robert Laffont – 1971 pour la traduction en français – Version originale : 1969.

 

Nous nous trouvons sur Nivose. (Science fiction).

Deux personnages importants vont se lier d’amitié : Therem Estraven et Genly Aï. Estraven est un homme et une femme à la fois. (p 286).

Le récit est écrit à la première personne, et il faut comprendre qui parle dans le chapitre qui le concerne.

Le bonheur est affaire de raison. Seule la raison peut le moissonner. (p 278).

Le roman porte sur la confiance et l’amitié quand on vit en terre inconnue. A qui peut-on faire confiance ? Qui peut-on aimer quand on est un étranger?

 

La communication par télépathie offre l’avantage de ne pas mentir, contrairement à l’oral. (p 84). Aï possède la technique de la télépathie, même pendant le sommeil. Il l’enseigne à Estraven pendant leur longue traversée du désert.

L’incertitude de la vie et l’impossibilité de savoir ce qui nous attend rendent possible et utile la divination. (p 87). . Estraven possède la technique divinatoire par précognition. (P 290).

Les voitures électriques se rechargent sur des bornes. Ndlr : c’est devenu la réalité 56 ans plus tard.

Les hommes peuvent devenir mères sur les deux planètes, Orgoeyen et Karhaïde. Des différences existent entre les deux peuples. Mais les hommes et les femmes procréent à tour de rôle. L’homosexualité est acceptée jusqu’à la naissance d’un enfant. (p 139).

Monsieur Genly Aï est un émissaire de la Terre. Il avoue qu’il n’est pas venu avec une petite fusée. (p 164). Quel cachottier ! Il s’est tu pendant deux ans car il manquait de confiance envers ses interlocuteurs pendant ses échanges. Il cache encore l’émetteur radio qui lui permet de communiquer avec ses semblables. La mission diplomatique est difficile.

Humain de la Terre, il possède l’esprit critique, contrairement aux habitants des deux autres planètes (p 209).

M. Aï a la capacité de télégnosie. Il ressent l’ordre moral par métaphore quand il est en ligne (avec qui ? Comment ? Ndlr).

Avec un médicament, on peut supprimer l’activité sexuelle dans sa phase culminante pour ne pas perdre de temps, en prison, pour le travail. (p 206).

En prison, la faim, le froid, le désespoir tuent.

Comme il fait très froid sur les deux planètes, les tentes sont à porte étanche et à fermeture automatique (p 235). Pour se chauffer, ils possèdent un poêle économique par fusion, avec un générateur bionique de deux kilos qui peut fonctionner pendant quatorze mois sans arrêt. (p 237).

 

---------

Ursula K. Le Guin ou Ursula Kroeber Le Guin [ˈɝsələ ˈkroʊbər lə ˈɡwɪn], née Ursula Kroeber le 21 octobre 1929 à Berkeley en Californie et morte le 22 janvier 2018 à Portland en Oregon. (Wikipédia).

---------------


Thierry le Luron - Comme trois pommes.

 

Thierry le Luron

Comme trois pommes

Editions Flammarion – 1978

 

Il avait la dent dure, très dure….

Haut comme trois pommes ou rond comme trois pommes ? (Ndlr).

Haut comme trois pommes, mais pas commode, pendant sa tournée dans le Médoc, à 18 ans. (p 84).

Les Frères Jacques le surnomment « Le Huron » (1), et Jacques Bordier « Le Lutin » quand il était toujours mineur, la majorité étant à 21 ans. (p 88).

 

L’humour :

L’humour est la plus grande forme de contestation. (p 22).

Il tient son sens de l’humour de sa mère, la Parisienne « qui l’a fait avec le facteur », car il ne ressemblait pas à son père (2). (p 40).

Dès l’âge de cinq ans, il aimait faire des imitations. (p 56).

En 1968, il fait rire, à l’âge de 16 ans, sa famille, en imitant la voix de Jacques Chaban-Delmas. (p 62).

La censure ? Oui, il s’autocensurait. « Par prudence ». Il en parle souvent dans son livre. Il a beaucoup d’imagination. Il est capable de vengeances terribles. Il réagissait à chaque incident et écrivait à chaud, seul, ou à plusieurs. Il triait les passages « sereins » pour ses textes. Sans filtre, qu’est-ce que ça aurait été !

 

Ses goûts :

Il était maniaque et repassait son pantalon le midi, quand il était en 4e. (p 52).

Fan de voitures, il adorait les voitures de ses stars : Sacha Distel, Annie Cordy et Gilbert Bécaud. (p 59).

 

La nourriture :

Il fait attention à sa ligne. Il ne voulait pas ressembler à Carlos. (p 24).

Il aimait manger chez Lipp (3). Il y rencontre Jean Nohain (4) qui « s’installait toujours à cette table avec cette chère Pauline Carton (5) qui nous a quitté-es ». (p 81).

 

Paris 

Brasserie Lipp 

151 boulevard Saint-Germain.

--------------

Alice Sapritch (6) :

« Créature étrange, moitié gourou arménien(ne), moitié totem africain. »

Pour lui, elle n’est même pas une femme ! (p 14).

Pierre Lesage aurait été capable d’accompagner au pied levé Alice Sapritch en personne, c’est dire… . (p 85).

Alice Sapritch pose en photo avec lui, « dans son meilleur rôle, à l’entracte ».

Elle est la tête de Turc à l’émission « Le Luron du dimanche », émission qui a duré sept mois, en 1973, de 12h30 à 14h.

« Alice Sapritch veut donner son corps à la science. La science a refusé ». (p 138).

Elle a écrit ses mémoires. Elle parle de lui et de ses repas, dans la maison du « mégalomane » où elle a mangé un « immonde brouet (7) ». (p 159). Vexé, il lui répond qu’elle est radine et toujours libre (sous-entendu : seule !), capable de « manger à de mauvaises tables ». (p 160). NDLR : Il reconnaît que sa table n’est pas la meilleure de Paris.

Quand ils se retrouvent à deux tables près, chez Lipp, il envoie à Alice Sapritch un pot de caviar, elle, une tarte. (p 161).

Revanchard, il lui invente une visite au zoo de Vincennes. Elle aurait eu besoin « d’un billet pour entrer, et d’un autre pour sortir ». (p 161).

Alice Sapritch au Café de Flore. La lumière est allumée le plus tard possible. Le patron « Boubal est radin » (8). Alice devrait s’apercevoir « que la pénombre est flatteuse pour elle ». (p220).

Michel Sardou est un curieux personnage qui chante des thèmes de droite. Il chante « L’heureux temps des colonies » (9). (p 240).

Les artistes.

Il rend hommage à Pierre Lesage, pianiste (10) de Suzanne Gabriello et d’Edith Piaf. (p 85).

Il part en tournée, en  1971, avec Claude François qui « soulevait des harems de jeunes filles qui demandaient des autographes des plus particulières ». (p 99).

Fernand Raynaud préférait Bobino. (p 104). F Raynaud était aussi fan des Magnum de champagne. (p 109).

Il était fan de Line Renaud. A l’anniversaire de Loulou, « les bougies coûtaient plus cher que le gâteau ». (p 120).

Eddie Barclay ? = « Claybar » ! (Ndlr : jeu de mot avec clébard = chien).  « Il renouvelle sans cesse son catalogue d’épouses ». (p 194).

Brigitte Bardot ? Dieu a du dire, en la voyant: « Vadim, retro Satanas!” (p 196) (jeu de mots sur « vade retro Satanas »)

Il cite Alphonse Allais : « Méfiez-vous de votre première impression, c’est la bonne ! » (p 208).

Pour lui, Amanda Lear est un « transgenre opéré à Casablanca ». Ndlr : d’où sa voix grave. Vrai ou pas ? (p 213).

Judith Garland se faisait apporter, dans une tasse de thé, sur scène, du gin pur pour se décontracter. (p 253).

La politique :

Il a mangé, le 12 février 1974, à la table des Pompidou, à l’Elysée, du homard à l’Armoricaine. (p 146).

De gauche ? Il se le et nous le dit. NDLR : il ne pouvait pas heurter son futur public de gauche…

Il défend les chaînes de télévision privées. (Ndlr : on est en plein débat sur leur création). (p 251).

----------

(1)               Le huron

Membre d'un peuple amérindien du groupe algonquin.

·                                 nom masculin

 

langue du groupe iroquois parlée au Canada. (Dictionnaire Le Robert).

(2)               Le père de Thierry Le Luron, Francis Le Luron (1926-2012), et sa mère, Huguette Gousserey (1922-2009), appartiennent à la petite classe moyenne. (Wikipédia).

(3)               Spécialités françaises et plats maison comme la choucroute dans un cadre décoré de miroirs et de carrelage ornemental. (Brasserie Lipp).

(4)               Jean Nohain, dit « Jaboune », de son vrai nom Jean Marie Pierre Étienne Legrand, né le 16 février 1900 à Paris 9ᵉ et mort le 25 janvier 1981 à Paris 16ᵉ, est un animateur et parolier français qui fait partie des pionniers de la télévision française. (Wikipédia).

(5)               Pauline Carton, nom de scène de Pauline Aimée Biarez, née le 4 juillet 1884 à Biarritz et morte le 17 juin 1974 à Paris 16ᵉ, est une comédienne, chanteuse et auteure de théâtre et de cinéma française. Pauline Carton est surtout connue pour les rôles de soubrette, de concierge ou de mégère dans lesquels elle excellait. (Wikipédia).

(6)               Alice Sapriç, francisé Sapritch, née le 29 juillet 1916 à Ortaköy et morte le 24 mars 1990 à Paris VIᵉ, est une actrice française d'origine arménienne. (Wikipédia).

(7) nom masculin

Vieux potage.

a.       Mets grossier. 

(8)               C'était la passion de sa vie. Boubal l'avait personnifié comme Marcellin Cazes personnalisait Lipp. Boubal vivait pour son café. (Aveyron).

Procès Ben Barka :

Roger Case (g), propriétaire de la brasserie 'Lipp' et Paul Boubal, propriétaire du 'Café de Flore' sortant du Palais de Justice après l'audience, à Paris, France le 4 octobre 1966. (Photo by Keystone-France/Gamma-Rapho via Getty Images)

Paul Boubal, l'ancien propriétaire du Café de Flore à Saint-Germain-des-Prés, est décédé le vendredi 4 mars à Saint-Eulalie-d'Olt (Aveyron). (Le Monde – 1988).


(9) Qui a écrit Le temps béni des colonies ?Le Temps des colonies est une chanson de Michel Sardou parue en 1976 sur l'album La Vieille et sortie en single la même année. Elle est écrite en collaboration avec Pierre Delanoë et composée par Jacques Revaux.

Le Temps des colonies est une chanson de Michel Sardou parue en 1976 sur l'album La Vieille et sortie en single la même année.

(Wikipédia).

Sortie en 1967, la chanson "Le temps des colonies" de Michel Sardou suscite encore l'indignation près de soixante plus tard. (Public – 2021).

(10)           Rien sur Internet. Il a été oublié !

 

Compagnon Thierry Le Luron malade ?Quelques mois après ces déclarations, Thierry Le Luron apprend qu'il est porteur du VIH. Un peu avant, son compagnon Jorge Lago est décédé des suites du sida. Tout au long de l'année 1986, il a enchaîné les spectacles et les hospitalisations... jusqu'à ce 13 novembre où il est mort ! (Gala).

-------------

vendredi 4 avril 2025

Patrick Béon - Nu dans mes bottes.

 

Patrick Béon (7)

Nu dans mes bottes.

Editions Prolongations – 2009

 

Ce n’est pas un livre gai du tout. Il raconte sa descente aux enfers et ne nous épargne rien.

Il utilise le subjonctif plus-que-parfait. Je trouve que ça alourdit maladroitement le texte, mais personnalise son récit. (« J’eusse été bien incapable » au lieu de « j’aurais été bien incapable ». Il aime ça à toutes les pages: « mangeasse », « redevinsse », etc).

Il a obtenu sa revanche sur son enfance. Enfant de la « Boche », la famille a été reléguée au fond d’une étable, en Bretagne. Il a réussi à monter au sommet. Mais à quel prix.

En 1968, il débute dans le cyclisme et travaille aux PTT. Il fait des crises de somnambulisme (ce qui n’est pas un bon signal pour la santé mentale, NDLR). Agostino, Anquetil et Chapatte (1)  lui tournent autour. Il refuse.

La drogue.

En 1975, il se fait sa première injection de vitamines pour ménager le foie et l’estomac. (p 94). En se dopant, il n’a pas l’impression de transgresser. Il passe au Lidépran et à la Ritaline (2).

Il rejoint l’équipe de Thévenet pour le Tour de France. Il cède devant le poison avec le Tonédron et le Pervitin (3). Fatigué, en pleine dépression, il a peur de tuer quelqu’un, ressentant une pulsion de mort. (p 100). Il va enchaîner avec les anabolisants et les corticoïdes. (p 105).

Comment ne pas se doper quand les coureurs doivent assurer des étapes et font 86 km entre Auch et Langon, 123 km entre Langon et Lacanau, et 71 km entre Lacanau et Bordeaux ? Sa bouche devient pâteuse et ses jambes lourdes. (p 108). En 1977, il passe aux « excès ». (p 111).

En 1978, à cause de la drogue et de l’alcool, il n’a plus d’érection. Les sept ampoules de trente millilitres par jour vont l’emmener vers la mort ou l’hôpital psychiatrique. (p 115).

Dans les années 1990, il replonge dans la drogue et prend des pots hollandais ((amphétamines) et des pots belges (héroïne et cocaïne).  Les pots polonais sont comme les pots belges avec d’autres substances. (p 125).

En 1998, Pete Boot (4) est son fournisseur. Contre de l’argent liquide, il fournit un ancien grand champion français avec des pots de 10 ml. Puis il fournit les anciens coureurs devenus chauffeurs professionnels. (p 127). Il suivra le Tour de France, pas en tant que coureur cycliste, mais en tant que dealer.

Ses femmes.

Ils se marient en  1972. Puis, Martine craint pour sa santé. (p 109). Il dit d’elle : « Je suis l’homme d’une seule femme. Elle est mon seul amour ». NDLR : Sa seconde femme, Cathy, appréciera. (p 113).

Il prend une amante en 1977 et écrit qu’il n’est « plus vierge ». (Ca veut dire quoi ? Ce n’est pas clair.  ndlr). Après cette histoire, son couple officiel consomme et met au monde un fils. Puis, ils retombent chacun dans leur solitude.

En 1990, Cathy lui procure enfin du plaisir qu’il n’a pas connu avec Martine. Ils se séparent. Martine va assumer les deux fils de six et treize ans.

Cathy met au monde Paolina. Elle déprime car elle reste à la maison. C’est le début de la fin.

Le second couple se sépare en 1999. Il est devenu paranoïaque, mal à l’aise. (p 128). La rupture est douloureuse.

Il a drogué aussi son fils avec des amphétamines. (p 19). Son fils Nicolas se drogue avec lui chez Martine ! Elle met son fils à la porte car il est devenu trop difficile à gérer. (p 132).

Patrick Béon se réconcilie avec Cathy juste avant son arrestation.

De cycliste à VRP.

Dans l’équipe sportive, il surnomme Bernard Sainz de « docteur Mabuse » (5). (p 32).

Pour participer au Tour de Belgique, chez Peugeot, il s’est piqué à la Novocaïne. (p 33). Il était drogué aux amphétamines, tout le temps, sur son vélo.

Il a arrêté sa carrière de cycliste à cause des amphétamines. A vingt-huit ans, il abandonne le vélo. Son contrat n’est pas renouvelé.

Il devient représentant de vêtements en lycra entre Le Havre et La Rochelle. Il est mal dans sa peau. (p 121).

Après trois ans de galère, de petits boulots, de déprime et d’alcool, il se lance dans le trafic de pots. Pour se procurer de la drogue, il lui a fallu dealer. Dix ans plus tard, il est arrêté à cause de son trafic de drogue. Il fournissait les vieux coureurs qui ne couraient plus. (p 34).

Il sombre dans l’alcoolisme après sa condamnation.

La prison.

Ancien cycliste du Tour de France, dans l’équipe de Bernard Thévenet, il est arrêté et jeté en prison à l’âge de cinquante et un ans, après l’affaire Festina (6).

Il réclame la prison, croyant expier et se soigner. Au bout de deux mois, il atterrit en hôpital psychiatrique. C’est la chute, la dépression, la rancœur, la solitude, la camisole chimique avec des anti dépresseurs et des somnifères.

Puis, il refuse les médicaments et il tient bon.

En prison, les matons préfèrent que les prisonniers et prisonnières se droguent car elle endort les crises de délire.

Il entend les cris d’un jeune homme de dix-huit ans, livré dans une cellule de cinq hommes pour un viol.

En août 2004, après quatre mois de prison, il va mieux et prépare sa sortie : il lui faudra trouver un logement, un travail et régler son problème de surendettement. Il sera pendant neuf mois en liberté surveillée. Calomnié, il veut que ses droits soient respectés.

Il a eu la chance d’avoir été soutenu par son frère Gérard et ses deux fils Seb et Nico.

Un logement.

Cinq mois après sa sortie de prison, il obtient un T3 à Lorient. Puis un travail dans l’immobilier, secteur « démolition ». Il apprend les textes de loi.  Il garde ce logement pendant un an. Il essaie de vivre avec une femme. Il n’y parvient pas.

Sa dette aux impôts est impressionnante et inquiétante.

--------

(1)               Jacques Anquetil devient correspondant du journal L'Équipe, puis consultant sur Antenne 2 et sur Europe 1 en compagnie de Robert Chapatte, Fernand Choisel.

Robert Chapatte, né le 14 octobre 1921 à Neuilly-sur-Seine et mort le 19 janvier 1997 à Paris, est un coureur cycliste français reconverti dans le   journalisme.

Joaquim Agostinho, né le 7 avril 1943 à Silveira, Torres Vedras et mort le 10 mai 1984 à Lisbonne, est un coureur cycliste portugais. Il est considéré comme l'un des meilleurs coureurs portugais de l'Histoire. (Wikipédia).

 

(2) Avec quoi ne faut-il pas mélanger le Ritalin ?La Ritaline peut interagir avec l'alcool, d'autres médicaments et certains compléments alimentaires . Parmi ces interactions, on peut citer certains antidépresseurs, comme les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine. Une interaction se produit lorsqu'une substance provoque chez une autre un effet différent de celui attendu. (Medical news today).

(Lidépran, Phacétoperane) is a psychostimulant developed by Rhône-Poulenc in the 1950s. The drug has been used as an antidepressant and anorectic. (Wikipédia).

(Lidépran, Phacétoperane) est un psychostimulant développé par Rhône-Poulenc dans les années 1950. 
Le médicament a été utilisé comme antidépresseur et anorexigène.

(3) Les surnoms donnés sont :

§                 Cap pour Captagon

§                 Tintin pour Pervitin

§                 Tonton pour Tonédron. (Irbms).

Amphétamines : tonédron, maxiton, actédron, phénédrine, sympa-i:ine, pervitine, métédrine, etc. La première utilisée fut la benzédrine. (Le Monde).

(4) A Rennes, comparaissent depuis mardi treize orphelins de la grande famille du vélo, poursuivis pour usage et trafic de pot belge.

Pete Boot (qui) deviendra son principal fournisseur. Une pause de sept mois aura lieu en 1998 avec l'affaire Festina.

(Cyclisme dopage – 2002).

Lors d'une compétition aux Pays-Bas, Patrick Béon avait rencontré un Néerlandais, Pete Boot, qui lui proposait des pots belges. (RDS – 2002).

(5) Bernard Sainz (né le 1er septembre 1943 à Rennes), surnommé Docteur Mabuse, est un praticien homéopathe français régulièrement impliqué dans des affaires de  dopage. (Wikipédia).

Bernard Sainz, qui se fait appeler Docteur Mabuse, avait fait appel de sa condamnation pour exercice illégal de la médecine.

Dans six mois Bernard Sainz, alias « Docteur Mabuse », saura s'il échappe à quatre ans de prison pour aide et incitation au dopage.

(L’Equipe – 2025).

Jusqu'au 18 mars se tient le procès en appel de Bernard Sainz, dit « Docteur Mabuse » pour exercice illégal de la médecine et incitation au dopage. (Ouest France – 2025).

(6) L'affaire Festina est une affaire de dopage qui a touché le cyclisme professionnel en 1998.

Qu'est-il arrivé à l'équipe Festina ?Les neuf coureurs impliqués ont été conduits à l'hôpital et soumis à des tests approfondis, notamment des prélèvements sanguins, capillaires et urinaires. A leur sortie le lendemain, cinq coureurs de Festina (Zülle, Dufaux, Moreau, Brochard et Meier) ont reconnu s'être dopés, tandis que Virenque et Hervé ont clamé leur innocence.

(Wikipédia).

Quel coureur français a été le dernier à avouer s'être dopé durant le procès de l'affaire Festina ?Interrogé pendant trois jours, Willy Voet avoue un dopage organisé dans l'équipe Festina. (Radio Canada – 2023).

(7) Patrick Béon, né le 5 février 1950 à Gosné (Ille-et-Vilaine), est un coureur cycliste français, professionnel de 1973 à 1979. 

Dans les années 70-80, Patrick Béon émerge comme l'un des espoirs du cyclisme français. La gloire du héros se mue en une chute abrupte. (France 3 régions – 2023).

Patrick Béon a 51 ans et il lui est reproché la consommation et surtout la revente d'amphétamines, sous la forme d'in cocktail appelé « pot hollandais ». (Babelio).

« J'étais fait pour une vie de passion, d'exubérance et je suis tombé au fond. » (Ouest France – 2022).

Patrick Béon : Frère de Gérard, agé de 52 ans, ancien coureur professionnel (vainqueur de l'Etoile de Bessège 1975 et du Critérium de la Route 1976). (Cyclisme dopage).

---------------

jeudi 3 avril 2025

Dominique Bonna - Divine Jacqueline

 

Dominique Bonna

Divine Jacqueline

Editions Gallimard – 2021

 


Jacqueline de Ribes 

Vogue 

Par Divulgaçao  

-----------

Elle était la vicomtesse Jacqueline de Ribes (1). Elle est connue pour la qualité irréprochable de ses réceptions, pour ses repas « confidentiels ». NDLR : avec les maîtres d’hôtel, c’est rarement à 100%.

Ses tenues parfaites mettaient en valeur sa taille longiligne.

 

Ses parents étaient occupés ailleurs. Pendant son enfance, Jacqueline n’a connu que des nurses, des gouvernantes et des pensions sans sortie le dimanche. Elle en a souffert.

Les deux sœurs et le frère ont été élevé-es par une armada de domestiques, à Hendaye, mais sans les parents. (p 134).

Son père, Jean de Beaumont (2), notait sur un carnet la liste de toutes les femmes séduites, ses conquêtes sexuelles, jusqu’en 2002, année de sa mort. (p 99).

Mère de sa fille âgée de deux ans, Jacqueline va assister à son premier bal en juin 1951. Il est organisé par Etienne de Beaumont (3), son oncle. Elle a 22 ans. Elle a créé elle-même sa robe. (p 166).


Etienne de Beaumont

En septembre 1951, elle assiste au bal des bals, chez Charles de Beistegui (4), à Venise, parmi mille invité-es. (p 173).


Charles de Beistegui 

Invités 

---------------

Jacqueline a créé sa propre maison de mode avec l’appui d’Yves Saint-Laurent. Mais le déficit financier s’est accentué et la maison fermera dix ans plus tard. Grâce à ce travail, Jacqueline parviendra à avoir sa propre maison, son propre bien,  à Ibiza (5).

Vincent Bolloré a récupéré tout l’empire de la famille de Jacqueline (caoutchouc, etc), après la mauvaise gestion financière de son mari et de son père (6). Ils ont servi de banque pour les élections du RPR (7) et ont effectué d’autres mauvaises actions (8).

Ils étaient proches de Georges Pompidou. Son couple a tenu jusqu’au bout avec quelques coups de canifs qui étaient tolérés dans le contrat. Jacqueline et son mari se voyaient peu en tête-à-tête. Ils étaient ensemble, dans le groupe d’invité-es.

Avec André Malraux, Edouard Corniglion-Molinier (9) a cherché la reine de Saba au Yemen, en 1934. (p 129).

Elisabeth de Gramont était une amie de Colette. Elle s’est émancipée du gratin qui est « la certitude d’une supériorité, malgré les apparences du contraire ». (p 151).

Jeune mariée, elle raconte que « l’ennui rayonnait. Des invités rompraient l’ensorcellement du silence ». (p 157).

Paul Morand (10) est à Venise. Beistegui a reconstitué un palais pour « dire non au gouffre. C’est comme écrire le Temps perdu ». « Un palais à Venise est marqué par un demi-siècle de puissance outrageante et de vaisselle d’or jetée par les fenêtres ». (p 173).

« A la porte d’eau des maisons de Venise, on expose sa vie en posant le pied sur le seuil ». (p 183).

Eugenia Livanos (11)

Athina Livanos

Epouse de Stavros Niarchos

Epouse d’Aristote Onassis

Meurt d’une overdose de barbituriques (suicide).

Ils divorcent.

 

Elle épouse Stavros Niarchos.

Les deux sœurs ont été trompées, battues, ont versé des larmes de champagne, ont connu les trahisons, la mort d’enfants, les coups et blessures et le suicide. (p 240).

« Aristote Onassis traitait les femmes comme les bergers traitaient les chèvres. Et les hommes comme des chiens ». Par José Luis de Villalonga (12), en 1972. (p 246).

La reine Victoria a été couronnée au Crystal Palace créé par Joseph Paxton (13). (p 274).

« Thierry La Fronde » est un feuilleton de 60 épisodes qui a été diffusé entre le 3 novembre 1963 et le 27 mars 1966. (p 288).

Gérard Oury s’amusait à peindre des faux Raoul Dufy.

Thierry le Luron était le fils d’un maître d’hôtel. (p 418).

-------------

(1) Aristocrate bohème, figure de la haute société des années soixante, Jacqueline de Ribes est devenue une icône du style et un symbole de l’élégance française. Amie d’Yves Saint Laurent et de Luchino Visconti, elle a été l’un des ' Cygnes ' de Truman Capote et de Richard Avedon. (Babelio).

 

(2) Jean Robert Bonnin de La Bonninière de Beaumont, généralement appelé Jean de Beaumont ou le comte de Beaumont, est un tireur sportif, homme d'affaires et homme politique français, né le 13 janvier 1904 à Paris et mort le 12 juin 2002 à Neuilly-sur-Seine]. (Wikipédia).

Elu député de la Cochinchine en 1936, Jean de Beaumont vote les pouvoirs constituants au maréchal Pétain en juillet 1940. (L’Express – 1996).

 

(3) Étienne Jacques Alexandre Marie Joseph Bonnin de La Bonninière de Beaumont dit Étienne de Beaumont est un gentilhomme français. Il fut un mécène, un décorateur, un costumier et un librettiste. (Wikipédia).

 

(4) Charles de Beistegui, né Carlos de Beistegui e Yturbe le 31 janvier 1895 à Paris et mort le 17 janvier 1970 à Montfort-l'Amaury, est un décorateur et collectionneur d'art français.

 

(5) Productrice de théâtre, de cinéma, animatrice de soirées de charité « upper class » aux États-Unis, elle découvre Ibiza avant les hippies. Sud Ouest – 2021).

On la suit à Ibiza où elle va bâtir la première maison qui lui appartiendra vraiment. (Diversion magazine).

 

(6) Vincent Bolloré a construit pierre après pierre un véritable empire. Des combats rudes, souvent, des coups tordus, parfois. (L’Express - 2020).

L'héritière du groupe Rivaud, aujourd'hui contrôlé par Bolloré, pense avoir été spoliée de son héritage en 1971. (Sud Ouest – 2014).

A travers le contrôle de deux sociétés, coeurs de la galaxie : la Socfin, qui fut l'objet d'un raid en 1987, et dont Vincent Bolloré détient 38,7 % des parts. (L’Express – 1996).

Qu'est-ce que le Groupe Rivaud ?

Le Groupe Rivaud Fortis Société Économique et le Groupe Plantations des Terres Rouges Société Anonyme sont des entreprises familiales appartenant auparavant à deux cousins, Jean et Guy Bonnin de la Bonninière de Beaumont. Désormais, le petit-fils de Guy, Arthur Hême de Lacotte est propriétaire des deux.

Socfin, Société financière des Caoutchoucs est un groupe de participations agro-industriel fondé en 1909 par l'entrepreneur et agronome belge Adrien Hallet.

(Wikipédia).

Vincent Bolloré a hérité, lors de son raid sur le groupe Rivaud, en 1997, de centaines de milliers d'hectares d'hévéas et de palmiers à huile. (Jeune Afrique).

Ces Bunong accusent le groupe Bolloré et la Socfin d'avoir orchestré depuis la France, à la fin des années 2000, la spoliation de leurs terres. (Observatoire des multinationales – 2019).

Le groupe Bolloré est l'actionnaire principal (39%) de la Socfin qui détient des plantations industrielles de palmiers à huile et d'hévéas dans ces pays. (Business et human rights resource center)

Passation de pouvoir à la banque Rivaud. Le roturier Vincent Bolloré. va succéder au très aristocrate Edouard de Ribes.

1997 - Le groupe Rivaud, vestige du capitalisme colonial, aristocratique et. opaque, vient de tomber aux mains d'un jeune roturier, l'industriel  Vincent Bolloré.

(Libération).

 

(7)             Longtemps protégé par le secret, le groupe financier défraie aujourd'hui la chronique.

L'instruction sur les fausses factures du RPR (liées à l'office HLM de Paris) a révélé, en 1995, que la banque aurait servi de relais.

(L’Express – 1996).

La banque Rivaud Fortis a financé légalement le RPR, devenu UMP jusqu'à Jacques Chirac. Elle fut dirigée par le comte Jean de Beaumont et par son gendre. (Wikipédia).

La banque Rivaud est un vaste groupe, énigmatique, créé sous la IIIe République par quatre frères issus de la noblesse, les frères Rivaud.

(…) C’est en 1996 que Vincent Bolloré peut définitivement mettre la main sur le groupe Rivaud. En 1992, possiblement sous le coup d’une dénonciation, le fisc et l’administration judiciaire commencent à s’intéresser de près à la trop discrète banque. Un premier contrôle révèle un dispositif d’abandon de créances frauduleux et la condamne à payer une grosse amende (j’en ignore le montant). D’autres investigations conduisent à mettre en lumière une évasion fiscale massive en Suisse. En parallèle la justice enquête sur le rôle de la banque dans des financements occultes à destination d’administrateurs judiciaires. L’affaire se complique lorsque les perquisitions font ressortir les comptes de certains clients dont celui d’Alain Juppé, alors premier ministre. Ça ne sent pas bon du tout pour la banque dite du RPR… Puis vient le coup de grâce. Air Liberté, filiale à 32% du groupe Rivaud, est un gouffre au bord de la faillite. Les dettes sont énormes et la Commission Bancaire décide de fermer le robinet. Vincent Bolloré, qui sent que son moment est venu, est à l’affût.

(Valeur Bourse).

 

(8)             Le Groupe Banque Rivaud Fortis a été complètement fondu dans l'entreprise Bolloré après son rachat (1996-1997) et à la suite de la faillite de Fortis banque. (Wikipédia).

1988. — Le groupe Bolloré prend une participation dans le groupe Rivaud.

1991. — PNS Intercultures (Socfin) acquiert la majorité d’Okomu (Nigéria), à l’occasion de sa privatisation. 1997. — Befin (Intercultures) acquiert la majorité de la Société des Caoutchoucs de Grand-Béréby (SoGB), hévéas en Côte d’Ivoire, à l’occasion de sa privatisation. Le Groupe Bolloré achète l'ancienne participation de Rivaud dans le groupe Socfin-Terres Rouges. Les plantations sont placées sous le contrôle de Socfinal, les autres actifs, financiers, industriels et immobiliers, sont logés dans les « Plantations des Terres Rouges » Holding, qui est acheté au Groupe Rivaud. (Entreprises coloniales).

Ce chapitre ne pouvait manquer de traiter du « cas Vincent Bolloré ». En effet, cet homme d’affaires entreprenant se retrouve au cœur de processus boursiers jugés quelque peu « limites »... On sait que, depuis 1981, il a construit au fil des décennies un grand groupe de logistique maritime, portuaire et ferroviaire en Afrique subsaharienne, par une croissance externe négociée et une croissance interne cohérente et efficace. Il s’appuie sur une société holding Bolloré SA, elle-même contrôlée par une cascade de sociétés de portefeuille supervisées par Bolloré Participations.
La bataille boursière impliquant le groupe Rivaud n’a guère d’impact sur la vie économique du pays au sens large car elle n’aboutit à aucune grande restructuration au sein d’une branche d’activité. Mais elle n’est pas dénuée d’impact car elle aboutit à un renforcement des moyens d’action du groupe de Vincent Bolloré : elle élargit ses disponibilités de trésorerie en tant que financier pour mieux lui permettre de mettre en œuvre ses desseins d’homme d’affaires dans le secteur tertiaire… (Cairn).

 

(9)             Édouard Corniglion-Molinier, né le 23 janvier 1898 à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le 9 mai 1963 à Paris, est un pilote de chasse, général de division. (Wikipédia).

Guidé par l'Ancien Testament et surtout le Coran, où apparaît la reine de SabaMalraux pense qu'il suffit de parvenir à Mareb. (L’Express – 2001).

Malraux, lors d'un dîner, annonce son départ imminent pour une expédition dont le but est la découverte de Ma'rib, l'antique capitale de Saba. (Label Emmaüs).

Un reportage en 1934 au-dessus du Yémen permit à l'écrivain de se livrer à un exercice de haute voltige sur l'art et l'histoire. (Le Monde – 1993).

 

(10)         La biographie de Pauline Dreyfus livre la preuve, par les textes, que l'auteur de “ France la doulce ” pratiqua l'antisémitisme, le racisme. (Le nouvel Obs – 2020).

Paul Morand : le monstre ! L'horrible antisémite, collaborationniste, raciste, homophobe. (Zone critique – 2016).

Proche de Proust, Cocteau, Giraudoux, Paul Morand fut un diplomate écrivain qui se compromit avec le régime de Vichy. (Radio France – 2018).

 

(11)         Elle était la fille du magnat du transport maritime Stavros G. Livanos et de son épouse Arietta Zafirakis. Sa sœur était Athina Livanos, épouse successivement d'Aristote Onassis et de Stavros Niarchos. En 1947, elle épousa Stavros Niarchos. (Wikipédia).

Pures comme l'eau et illettrées comme la rosée, Eugenia et Tina Livanos avaient la ferme intention de se prélasser dans la vie . (Paris-Match – 2018).

En dépit du fric et des facilités qu'il permet, elles sont mortes toutes les 2 jeunes : Eugenia à 44 ans, en 1970 d'une overdose de barbituriques et Tina à 45 ans, en 1974, officiellement d'un oedème des poumons, mais il y a été également question d'une overdose de drogues. (Babelio).

Mariés aux sœurs Livanos, les deux beaux-frères s'affronteront désormais à coups de yachts plus luxueux les uns que les autres. (Damier – 2021).

 

(12)         L'acteur espagnol est marié et, quand il divorce en 1972, c'est pour épouser une autre femme. L'actrice, qui se trouve confrontée à la fois à l'échec de sa vie privée et au déclin de sa carrière sombre dans la dépression. Elle se suicide en mars 1975, par intoxication aux somnifères. (Wikipédia).

José Luis de Vilallonga y Cabeza de Vaca est un acteur, journaliste et un écrivain espagnol. Il était né dans une famille très aristocratique. (Babelio).

 

(13)         Joseph Paxton (1803-1865). Il est né le 3 août 1803, à Milton Bryan, en Angleterre. · Contexte. En 1850, un concours est organisé pour la construction du palais. (Cité de l’architecture et du patrimoine).

Qui a construit Crystal Palace ?Crystal Palace (palais d'exposition)

Type

Palais, serre, lieu pour des événements (d), installation sportive

Architectes

Joseph Paxton, Owen Jones

Ingénieur

Charles Fox

Matériau

verre, fer, fonte et bois

Ouverture

1851

(Wikipédia).

--------------